Communiqué de presse
Les Eglises et les Verts instrumentalisés pour soutenir l'intégrisme religieux ?

03.03.2017

Depuis le lancement de notre initiative, pas moins de trois courriers rédigés par des représentants des églises protestantes et catholiques ont été publiés dans 24 heures afin de critiquer l’initiative populaire « Contre l’intégrisme religieux ». Dès lundi prochain, la Fédération catholique vaudoise offre trois tribunes publiques à Béatrice Métraux pour lui permettre de dire tout le mal qu’elle pense de la lutte menée par notre comité contre l’intégrisme religieux. Une telle mobilisation contre une initiative qui n’en est qu’au stade de la récolte des signatures est sans précédent dans l’histoire de notre canton. Les catholiques et protestants ainsi que les Verts vaudois ont-ils conscience qu’ils sont instrumentalisés par Béatrice Métraux ?

Par la voie de sa présidente, la Fédération catholique vaudoise a pris publiquement position contre l’initiative « Contre l’intégrisme religieux ». Deux pasteurs, dont un est député socialiste, ont fait de même. Pour ce dernier, notre comité serait curieux de connaître son interprétation du principe de la laïcité qui affirme la stricte séparation des pouvoirs politiques et religieux. Manifestement, au Parti socialiste, on n’est pas à une incohérence près et on tolère d’être à la fois un ministre du culte et un élu du peuple tout en revendiquant l’application de la laïcité.

De plus, la Fédération catholique vaudoise organise trois tribunes publiques afin d’offrir à Béatrice Métraux l’opportunité d’attaquer notre initiative sans permettre à notre comité de pouvoir défendre son texte. Ce procédé est inacceptable et s’explique probablement par le zèle du tout nouveau secrétaire général de la FEDEC, qui est un ancien député des Verts, parti d’appartenance de Béatrice Métraux. Cette dernière a donc ses entrées au sein de la Fédération catholique et n’hésite pas à user et abuser de ses relais. Pour preuve, les lieux choisis par la FEDEC – à savoir Villeneuve, Morges et Yverdon-les-Bains – pour la tenue de ses conférences ne sont pas choisis au hasard. A Villeneuve réside le vice-président de la FEDEC, Alexandre Lachat, mari d’une ancienne députée socialiste et actuelle préfète du district d’Aigle. A Morges réside Pascal Gemperli, président de l’Union vaudoise des associations musulmanes et conseiller communal Verts et, enfin, Yverdon-les-Bains est la ville de domicile de Cédric Pillonel, secrétaire général de la FEDEC et ancien député Verts.

La collusion entre les lieux choisis, les responsables des communautés catholiques et musulmanes et Béatrice Métraux – tous membres des Verts – est tellement évidente qu’il ne peut s’agir d’une simple coïncidence. Les militants écologistes vaudois savent-ils que leur parti sert de base politique aux responsables de certaines communautés religieuses ?

Les protestants et les catholiques vaudois sont-ils instrumentalisés par Béatrice Métraux grâce à ses relais dans les fédérations ecclésiastiques ? Le fait qu’elle soit contrainte d’activer ses relais témoigne de sa nervosité dans ce dossier. En effet, la reconnaissance des communautés religieuses qu’elle a rendue possible par la proclamation du règlement d’application est une Boîte de Pandore qu’elle a ouverte sans prendre les précautions nécessaires. Sans le renforcement de la loi souhaité par notre initiative pour exclure tous les effets pervers de la reconnaissance, notre canton prend le risque de devoir céder aux revendications des intégristes religieux.

Lausanne, le 3 mars 2017


Conférence de presse du lancement de l'initiative populaire Contre l'intégrisme religieux
Préserver notre canton de l’intégrisme

24.11.2016

Ce matin, lors d’une conférence de presse, les membres du comité d’initiative Contre l’intégrisme religieux ont présenté le texte de l’initiative ainsi que les raisons et les arguments qui rendent cette initiative populaire indispensable. La récolte des signatures débutera en janvier 2017 et un site internet a été ouvert.

Depuis 2003, la Constitution vaudoise permet que les communautés religieuses soient reconnues «d’intérêt public». Il s’agit d’une reconnaissance officielle ouverte à toutes les communautés religieuses présentes dans le canton. Mais il y a des lacunes dans la législation actuelle, qui seront exploitées par des intégristes afin de revendiquer des privilèges au nom de préceptes propres à leur religion. L’initiative « Contre l’intégrisme religieux » combat cette dérive en empêchant les intégristes de se prévaloir de la reconnaissance officielle pour revendiquer des privilèges. Suite à la promulgation du « Règlement permettant la reconnaissance des communautés religieuses d’intérêt public », plusieurs communautés religieuses ont déclaré vouloir obtenir ce statut officiel. Grâce à cette reconnaissance, elles pourront notamment recevoir des subventions publiques ou ouvrir des aumôneries dans les services publics (écoles, hôpitaux, prisons).

Toutefois, il ne fait guère de doute que la reconnaissance sera instrumentalisée par des intégristes religieux qui revendiqueront un statut équivalent à celui des églises traditionnelles de notre canton (protestante et catholique) ainsi que leurs propres jours fériés, la prohibition de certains aliments dans les cantines et le refus de la mixité, par exemple à l’école. Au nom de l’égalité de traitement, des intégristes obtiendraient des avantages qu’ils refusent pourtant eux-mêmes à ceux qui ne partagent pas leur foi. Nous devons empêcher que la reconnaissance officielle serve l’intégrisme religieux.


3 bonnes raisons de signer cette initiative populaire

  • Refuser que la reconnaissance officielle soit instrumentalisée par des intégristes. Les intégristes s’appuieront sur la reconnaissance pour revendiquer des privilèges au nom de leurs préceptes religieux.
  • Prévenir le communautarisme. Le canton de Vaud a toujours eu à cœur d’intégrer les communautés étrangères et non pas de favoriser le communautarisme. Le communautarisme entraîne la création de sociétés parallèles intolérantes, régies par les règles du clan.
  • Obliger les autorités à défendre nos libertés et notre manière de vivre. Par clientélisme ou idéologie certains politiciens ont à l’égard de telle ou telle communauté une attitude hypocrite ou naïve qui est dangereuse pour nos libertés et notre manière de vivre.

Conférence de presse du lancement de l'initiative populaire Contre l'intégrisme religieux
Préserver notre canton de l’intégrisme

24.11.2016
 

- Seule la version orale du discours fait foi -

Affronter les intégristes au lieu de les fuir
par Kevin Grangier, président du comité d’initiative

Depuis 2003, la Constitution vaudoise permet que les communautés religieuses soient reconnues «d’intérêt public». Il s’agit d’une reconnaissance officielle ouverte à toutes les communautés religieuses présentes dans le canton. Mais il y a des lacunes dans la législation actuelle, qui seront exploitées par des intégristes afin de revendiquer des privilèges au nom de préceptes propres à leur religion. L’initiative « Contre l’intégrisme religieux » combat cette dérive en empêchant les intégristes de se prévaloir de la reconnaissance officielle pour revendiquer des privilèges.

Suite à la promulgation du « Règlement permettant la reconnaissance des communautés religieuses d’intérêt public », plusieurs communautés religieuses ont déclaré vouloir obtenir ce statut officiel. Grâce à cette reconnaissance, elles pourront notamment recevoir des subventions publiques ou ouvrir des aumôneries dans les services publics (écoles, hôpitaux, prisons).

Toutefois, il ne fait guère de doute que la reconnaissance sera instrumentalisée par des intégristes religieux qui revendiqueront un statut équivalent à celui des églises traditionnelles de notre canton ainsi que leurs propres jours fériés, la prohibition de certains aliments dans les cantines et le refus de la mixité, par exemple à l’école. Au nom de l’égalité de traitement, des intégristes obtiendraient des avantages qu’ils refusent pourtant eux-mêmes à ceux qui ne partagent pas leur foi. Nous devons empêcher que la reconnaissance officielle serve l’intégrisme religieux en lançant cette initiative populaire.

Combattre l’hypocrisie politique ambiante
La majorité du Conseil d’Etat et du Grand Conseil estime que les conditions légales et réglementaires actuelles suffisent à prévenir les dérives intégristes. A nos yeux, ces élus se réfugient derrière un argument de façade par peur de devoir mener un débat qu’ils veulent fuir à tout prix. Alors que beaucoup se dérobent par lâcheté ou par connivence politique et idéologie multiculturelle, nous nous érigeons en gardiens déterminés à affronter les intégristes de toutes les religions et à ne rien leur concéder.

Chaque concession accordée au nom d’une paix confessionnelle espérée est en réalité un gage que nos autorités font aux seuls intégristes. Au bout de ce chemin, on ne trouvera que le clanisme, l’archaïsme et le communautarisme. Le canton de Vaud deviendra-t-il le Liban de la Suisse ? Qu’ils soient de gauche ou de droite, les politiciens vaudois prétendent tous vouloir l’intégration des étrangers et des cultures étrangères dans notre société. Il apparaît que notre initiative populaire est un rempart utile contre le communautarisme et le communautarisme est l’exact opposé de l’intégration.


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Préserver notre canton de l’intégrisme

24.11.2016
 

- Seule la version orale du discours fait foi -

Communautarisme : de quoi s’agit-il en
réalité ?

par Christine Bussat, conseillère communale, fondatrice de la Marche Blanche, membre du comité d’initiative

Ces derniers mois, nous avons pu prendre la mesure du dictat rampant de ce qui ressemble plus à un ordre politique et juridique qu’à la manifestation d’une religion. Ce n’est donc en aucun cas le moment de prendre le risque d’ouvrir nos portes à la moindre reconnaissance d’un communautarisme dont les effets dévastateurs ont fait leurs preuves dernièrement, en France particulièrement.

En l’espace de quelques mois, en Suisse, nous avons été confrontés à quelques nouveautés spectaculaires telles que :

  • Retrait de la viande de porc de certaines cantines scolaires.
  • Etudiants refusant de serrer la main de leurs enseignantes femmes.
  • Entrave à l’éducation physique en extérieur pour les jeunes filles dont l’école se trouve à côté d’une mosquée.
  • Offre d’une parcelle de cimetière à une communauté musulmane afin que leurs défunts n’aient pas à subir la proximité d’avec les mécréants que nous sommes.
  • Ouverture d’un musée de l’Islam financé par des organisations qui financent également le terrorisme.
  • Bains publics acceptant le burkini afin que les femmes ne soient pas heurtées dans leurs croyances, alors qu’il nous est interdit de porter des shorts pour des raisons d’hygiène.
  • Contribuables de plus en plus nombreux à entretenir des femmes qui préfèrent timbrer au chômage plutôt que de tomber le voile.
  • Foison de femmes voilées comme autant de signaux de leur infériorité.

Le Conseil d’Etat, en réponse à une interpellation du député Denis Rubattel en juillet 2015, confirme que le communautarisme (et non la religion) est encouragé afin de pouvoir être reconnu. Il précise « le règlement vise à la reconnaissance d'une communauté et non d'une religion. » Nos autorités encouragent donc ouvertement le communautarisme dont les dérives se traduisent par exemple, en Suisse romande, par un projet de centre islamiste devisé à plus de 22 millions de francs. Des salles de prières, une cinquantaine d’appartements, une piscine non mixte ou encore un centre « parascolaire » compléteraient le projet.

En France, 28% des musulmans souhaitent placer la charia au-dessus des lois. Avec son idéologie « islamophile », la France n’a pas prévenu, et elle ne guérit pas. Elle aura eu au moins le mérite de nous démontrer que le communautarisme religieux est le plus grand danger qui guette notre société et qu’il mérite notre meilleure attention pour qu’à l’avenir il ne soit en aucun cas encouragé, mais combattu.

Quand certains communautarismes s’étendent, ils répandent l’idée qu’il existe des êtres humains qui n’ont pas valeur égale. Les voiles couvrant les femmes de certaines communautés sont comme des linceuls en regard des décennies de luttes menées par nos mères pour s’émanciper.

Par cette initiative, nous demandons l’assurance que jamais ne soit tolérée la moindre privation de nos libertés au nom d’une religion, quelle qu’elle soit.


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24.11.2016
 

- Seule la version orale du discours fait foi -

Poser un cadre légal clair pour tous
par Yohan Ziehli, juriste, conseiller communal, membre du comité d’initiative

Dans notre pays, la Suisse, le droit public relève de la compétence des cantons, c’est particulièrement vrai pour les religions. La quasi-totalité des cantons reconnaissent les églises protestantes et catholiques de droit public alors que toutes les autres communautés religieuses relèvent du droit privé. Deux cantons, Genève et Neuchâtel, appliquent un principe de laïcité même à l’égard des deux églises traditionnelles. Et enfin, le canton de Vaud a innové en instaurant une reconnaissance dite « d’intérêt public ».

A nos yeux, le cas vaudois n’est pas parti d’une mauvaise intention (meilleur connaissance des communautés, accès des aumôniers à leurs fidèles, financement d’œuvres d’intérêt public, etc.) mais est victime de lacunes qu’il nous faut corriger. En particulier, nous constatons qu’il s’agit d’un article récent de la Constitution dont les effets indésirables n’ont pas encore été totalement identifiés.

Sans la modification que nous vous présentons, la Constitution vaudoise ouvre la voie de la radicalisation de minorités religieuses. Les victimes de cette dérive intégriste seront les honnêtes citoyens et les membres desdites communautés désireux de s’intégrer harmonieusement dans notre société. Une minorité d’extrémistes pourront imposer des normes aux membres modérés et prêts à l’intégration. Je pense en particulier aux jeunes en situation difficile.

Il faut agir pour éviter que la base du droit vaudois puisse être utilisée contre son essence même. C’est la vocation de l’initiative populaire Contre l’intégrisme religieux.

La liberté religieuse sera également mieux défendue par ce nouvel alinéa. En effet, la liberté religieuse signifie avoir le droit de croire/pratiquer et de ne pas croire/pratiquer. De nombreux membres de communautés étrangères sont d’ailleurs venus en Suisse pour fuir des systèmes extrémistes basés sur des valeurs violentes et dépassées.

L’initiative proposée est compatible avec la Convention européenne des droits de l’homme, le Droit international et la Constitution suisse. En effet, seules des dérives extrêmes sont visées par le texte proposé. La liberté de pratiquer sa religion en conformité avec le droit suisse demeure pleine et entière.

Enfin, l’initiative établit une base légale. L’initiative, s’il elle est acceptée, poussera le Grand Conseil à adopter les mesures nécessaires pour endiguer l’intégrisme religieux, en plus des éléments constitutionnels qu’elle contient. Dans le même esprit, il faut que les tribunaux bénéficient de bases légales claires pour refuser des demandes excessives et communautaristes.


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24.11.2016
 

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Protéger les femmes et les jeunes contre les dérives communautaristes
par Françoise Biasetti, membre du comité d’initiative

Dans notre canton multiculturel et multi-ethnique, nous pouvons tous les jours voir que la plupart de nos valeurs ne sont pas si différentes des autres peuples, une sorte de lieu commun de l'Humanité. Et ceci, quelle que soit notre orientation religieuse et aussi en l'absence de tous sentiments et croyances religieuses.

Il y a cependant des communautés qui, ici et aux quatre coins de l'Europe, par leurs croyances, formulent des demandes spécifiques : refus de certains soins dans les hôpitaux, refus de la mixité, refus de certains cours pour leurs enfants, port de vêtements spéciaux, nourriture spécifique et j’en passe. En Grande-Bretagne, par exemple, des tribunaux de la charia règlent des différents financiers et familiaux, en fonction de principes religieux. Ils rendent des décisions pleinement exécutoires et en contradiction avec ce qui est communément admis en Occident et par les Droits de l'Homme.

Les grandes perdantes de cette prétendue tolérance sont les femmes qui subissent un droit rétrograde et des intimidations, ainsi que de la démocratie. Il s'agit là d'exemples extrêmes mais ces tribunaux divisent la société et ne favorisent en rien l'intégration, ni la cohésion sociale. Ils mènent à une société ségrégationniste, ni plus ni moins.

Ici, pour l'instant, nous n'en sommes encore qu'au début de la discussion : un élève qui refuse de serrer la main de sa professeure, ou une femme qui se baigne habillée de la tête aux pieds dans une station de bains thermaux. Cette volonté de se singulariser au nom d'un droit qui serait prétendument supérieur au nôtre intrigue, puis nous agace et enfin nous fâche lorsque nous comprenons qu'il s'agit avant tout d'un rejet de nos valeurs et de nos droits. Et en tant que femme, cette « évolution » m'inquiète.

L'initiative que nous proposons vise à nous prémunir de ces dérives religieuses et communautaires afin que nous puissions garantir à tous les habitants de ce canton, quelle que soit leur croyance, le même traitement pour tous les aspects de leur vie. Nous sommes une société ouverte sur le monde, cependant nous ne pouvons accepter que des lieux de vie et d'apprentissage deviennent le théâtre de « bigoteries ». La religion appartient au domaine privé. Nous sommes une société issue de la culture judéo-chrétienne et en tant que telle, nous devons défendre nos valeurs.


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24.11.2016
 

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Préservation de l’ordre public
par Denis Rubattel, député, officier de carrière, membre du comité d’initiative

La présence des communautés religieuses dans l’espace public nécessite que l’Etat édicte des règles bien précises. C’est ainsi que nos Autorités compétentes devraient tout mettre en œuvre pour faire respecter l’ordre, lutter contre le prosélytisme, préserver nos principes locaux et assurer ainsi la paix intérieure dans notre pays.

En d’autres termes, l’occupation de l’espace public doit obéir à des normes clairement établies et non laisser un vide juridique ou réglementaire qui ne pourrait que nuire à terme. Quelques exemples à réglementer, donc ne pas admettre de dérogations :

Cérémonies religieuses sur la voie publique
A l’exception des Eglises reconnues de droit public, à savoir l’Eglise catholique romaine et l’Eglise évangélique réformée, toute célébration, procession ou cérémonie religieuse quelconque devrait être interdite sur la voie publique.

Dérogations vestimentaires
Le port du voile intégral sous forme de burqa ou de niqab devrait être interdit dans les lieux publics voire sur la voie publique. En effet, un visage voilé ou le port de tenues en guise de signes religieux, par exemple dans les établissements scolaires, peuvent heurter nos coutumes et être non conformes aux règlements scolaires.

Jours fériés, serrer la main et régimes alimentaires dans les écoles
Concernant des demandes de jours fériés spécifiques, il serait important de fermer la porte à de telles demandes qui pourraient conduire à terme, à une situation complexe et difficilement gérable. Par ailleurs, les formes de politesse, comme serrer la main aux enseignantes, font partie de notre culture et sont un signe de respect. Quant aux régimes alimentaires spécifiques, les cantines scolaires doivent être libres de refuser des revendications pratiquement impossibles à réaliser sans pénaliser des tiers. La nourriture fait également partie de la culture d’un pays !

Revendications dans les hôpitaux, prisons et autres domaines publics
Il ne devrait pas y avoir de place pour des revendications excessives et coûteuses dans les établissements publics. Par exemple, le refus d’être pris en charge par un professionnel de sexe différent ne doit pas trouver de fondement dans notre Etat de droit.

Par ces quelques exemples, vous l’aurez bien compris, le refus de concessions excessives peut contribuer à une bonne intégration. La Constitution cantonale prévoit la reconnaissance de communautés religieuses comme institutions d’intérêt public sans en limiter le cadre précisément. C’est bel et bien pour contrecarrer cette manière naïve de faire que l’initiative contre l’intégrisme religieux a vu le jour !



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24.11.2016
 

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Laxisme des autorités
par Anita Messere, conseillère communale, présidente UDC Lausanne, membre du comité d’initiative

Une majorité de croyants intégrés et sans revendications
L’immense majorité des personnes qui vivent leur foi dans ce canton, le font de manière pacifique et en ayant parfaitement compris quelles sont les valeurs de la société occidentale qui fait la Suisse. Beaucoup les apprécient, et notamment les femmes. La reconnaissance de certaines religions comme association d’intérêt public de devrait rien changer pour ces personnes-là.

L’intégrisme est encore relativement peu perceptible dans la société vaudoise. L’intégration fonctionne relativement bien, à tel point que les autorités ont sans doute peine à mesurer quelles peuvent être les conséquences d’une telle reconnaissance et comment une telle ouverture pourrait être utilisée.

Un pouvoir à grappiller
On observe, rien qu’à l’échelle suisse, une volonté de la part de certains intégristes d’imposer leur dogme. En désaccord avec les coutumes occidentales, piétinant les progrès réalisés de haute lutte, contre le machisme et l’homophobie notamment, ces intégristes - qui sont encore rares - se comportent en conquérants. Ils revendiquent et parfois obtiennent. Ce sont des essais. Cela ne coûte rien d’essayer… Il s’agit toujours de pousser le bouchon plus loin afin d’obtenir un maximum de passe-droits.

Des autorités débonnaires
Les autorités ne cherchent que l’intégration et ne voient pas l’utilité d’un cadre autour de cette reconnaissance. Elles anticipent assez mal les demandes qui pourraient en découler. Laxiste ou naïve, une telle attitude peut confronter la classe politique du canton à des revendications contraires à sa Constitution et par extension, à ses valeurs. Avant qu’un juge ne donne raison à l’intégrisme, il s’agit de fixer tout de suite les limites de cette reconnaissance dans la loi.

Une sécurité pour les croyants contre les intégristes
Le cadre légal proposé par cette initiative sert aussi les communautés religieuses qui vivent dans ce pays. La plupart ne souhaitent pas que des intégristes de tout poil puissent entacher leur religion par des actions en désaccord avec leur attitude modérée et leur intégration. Il s’agit donc d’offrir protection à ces personnes contre les intégristes.


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24.11.2016
 

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La Suisse, notre culture, notre patrimoine
par Michaël Buffat, conseiller national, membre du comité d’initiative

De la création de notre pays à ce jour, les Confédérés ont toujours évoqué notre appartenance à la religion chrétienne. Ainsi le Pacte de 1291 commence en ces termes : « Au nom du Seigneur ». Notre drapeau fédéral ainsi que notre hymne national font référence à la Croix et à Dieu. La Constitution fédérale, révisée en 1999, débute par : « Au nom de Dieu Tout-Puissant ! ». Enfin, chaque mardi, les séances du Grand Conseil vaudois sont ouvertes en invoquant la bénédiction divine sur les travaux parlementaires.

Tout cela pour affirmer que l’origine, que la culture et que l’héritage de notre pays ainsi que de notre canton, est chrétienne.

Soucieux de garantir les libertés et de rendre possible une coexistence pacifique entre les gens, la Constitution garantit à chacun la liberté de conscience et de croyance. Chacun a le droit de vivre sa religion et de pratiquer ses rites, moyennant le respect que tous doivent – indépendamment de leurs convictions religieuses – à la loi. Néanmoins, l’Etat ne saurait nier la primauté et la préséance de notre propre culture sur celles importées de l’étranger au nom d’une interprétation volontairement égalitariste. La jurisprudence du Tribunal fédéral rappelle d’ailleurs que le principe d’égalité de traitement est de traiter de manière égale les choses égales et de manière inégales les choses inégales. Notre héritage culturel – issu du christianisme – et qui préexistait à notre Etat constitutionnel possède bien un droit de préséance sur d’autres coutumes qui ont le devoir de le reconnaître.

En effet, il nous apparaît dangereux que sous couvert de respect de communautés religieuses pratiquant une religion étrangère à notre culture, nous devrions abandonner notre propre héritage et nous soumettre à une minorité souhaitant imposer ses rites, parfois en flagrante contradiction avec nos lois, nos mœurs, nos us et nos coutumes.

Dans quelques jours, nous entrerons dans la période de l’Avent, qui débute ce dimanche et qui nous accompagnera jusqu’à Noël. Nul doute que des faits divers liés à une négation des symboles de cette période festive noirciront les pages de nos journaux. A nos yeux, cela ne devrait poser aucun problème que des chants de Noël, en référence à la Nativité du Christ, soient appris et chantés dans les écoles publiques. Cela ne devrait également pas poser de problème qu’une Crèche de Noël soit installée devant un bâtiment communal ou dans l’espace public.

Pour conclure, notre comité estime que chacun – indépendamment de son origine et de sa pratique de la foi – se doit de respecter l’héritage culturel de notre pays et ne pas vouloir imposer ses rites, pratiques et coutumes à la communauté vaudoise. Notre initiative veille donc à ce que ce type de comportement soit systématiquement banni.






Initiative populaire Contre l'intégrisme religieux, Rue de la Louve 1, 1003 Lausanne
tél. 021 806 32 90 - Courriel: info@contre-integrisme-religieux.ch - CCP: 14-120204-3