Toute l’Europe est sous tension. L‘extrémisme religieux et l’émergence d’un communautarisme agressif n’échappent plus à l’actualité et leurs conséquences se font sentir au quotidien. Cette réalité est devenue indissociable des questions de politique sécuritaire et de la défense des libertés fondamentales, de plus en plus menacées.

L’élément central de ce problème est le développement de sociétés parallèles sur l’ensemble du continent. Le morcellement de l’Etat de droit est instrumentalisé avec brio par des leaders radicaux qui, au nom de la liberté religieuse et des libertés individuelles, parviennent à créer des microcosmes claniques au sein de nos villes et de nos quartiers qui sont de véritables enclaves.

Une telle ségrégation religieuse volontaire dans notre société est dangereuse. D’une part, au sein des communautés émergentes, une grande majorité silencieuse subit directement l’influence d’une minorité dominatrice qui impose la suprématie d’une culture importée dans l’ordre social local. Les personnes les plus faibles socialement sont les premières victimes, alors même qu’elles étaient initialement prêtes à s’intégrer.

De plus, par des revendications toujours plus fortes et des passe-droits courants – dans les hôpitaux, à l’école, dans les établissements publics ou dans les entreprises – c’est la suprématie de la loi qui est remise en cause. Un système à deux vitesses ne peut fonctionner sur le long terme !

Finalement, la conséquence la plus grave est la création de zones d’influence pour des extrémistes violents. Cet état de fait a permis récemment à des terroristes en fuite de trouver refuge dans des quartiers communautaires, bénéficiant de la complicité idéologique de certains et du silence imposé des autres.

La nécessité d’une bonne intégration et du refus de concessions excessives n’est plus à prouver. Force est malheureusement de constater que la loi, en Suisse et dans le canton de Vaud, est lacunaire. En particulier, notre Constitution cantonale prévoit la reconnaissance de communautés religieuses comme institutions d’intérêt public sans en limiter le cadre précisément.

L’initiative contre l’intégrisme religieux vise à introduire un cadre légal afin de prévenir les dérives potentielles et d’empêcher des gourous fondamentalistes d’utiliser la Constitution pour prendre une communauté en otage.

Cette initiative a aussi pour but de pousser le Grand conseil vaudois à inscrire dans la loi des bases légales claires permettant aux établissements publics ou aux entreprises de refuser d’accorder des dérogations si elles vont contre leurs intérêts fondamentaux. Elle établira également un intérêt public majeur pour lutter contre l’émergence de sociétés parallèles.

Toute la population du canton bénéficiera de l’initiative contre l’intégrisme religieux. Les membres des communautés religieuses désirant être reconnues pourront obtenir des avantages légaux sans être instrumentalisés par des fondamentalistes. Ils pourront vivre pleinement les atouts d’un Etat de droit, à l’écart des pressions claniques.

Les autres citoyens verront leurs libertés et leurs droits protégés par la Constitution. Ils pourront en outre refuser les revendications d’extrémistes religieux conduisant au morcellement de la société.

Il convient d’agir tôt pour que la situation ne dégénère pas et ne devienne pas ingérable comme dans des pays proches tels que la France, la Belgique ou le Royaume-Uni. C’est le rôle de la présente initiative.





Initiative populaire Contre l'intégrisme religieux, Rue de la Louve 1, 1003 Lausanne
tél. 021 806 32 90 - Courriel: info@contre-integrisme-religieux.ch - CCP: 14-120204-3